كناية

مساحة للحلم وأفق للحقيقة. مجلة ثقافية رقمية مستقلة جامعة تعنى بالخيال والحرية والحداثة. رئيس التحرير حكمت الحاج

«Les transformations de la violence et la fuite de la mémoire derrières les dos des arbres»

Présentation et traduction de poèmes: Hikmet Elhadj

Traduction de l’arabe vers le français: Doua Ftiss


Imen Mohamed a bien crée son nom en tant qu’une jeune poétesse suédoise prometteuse
Vous pouvez lire son premier recueil de poésie, publié par la maison d’édition Norstedts en 2018, sous le titre «Derrières les dos des arbres» autant qu’un long poème de prose qui transcende la mémoire vers un monde onirique, ou peut-être que c’est le rêve d’un rêve
Imen Mohamed est née en 1987, elle vit actuellement en Malmö, au sud de Suède. Son recueil que nous sommes en train de proposer a connu un grand succès.
Il a été choisi comme l’un des meilleurs débuts poétiques du vingt et unième siècle par le jury du prix «Boras» dans sa première édition
Il a été traduit en plusieurs langues et il est récemment paru en anglais dans Duckling Press, par Jennifer Hayashida l’un des éditeurs de poésie les plus importants de New York
Imen Mohamed a publié ses poèmes dans des nombreuses anthologies et revues poétiques, que ce soit en Suède ou dans le monde. Elle a également traduit de la poésie, notamment des poèmes du poète et peintre libano-américaine Etel Adnan
«Au début, je suis totalement incapable de parler, je ne sais pas quoi dire. Je lis, j’avale les vers de poésie comme des pastilles douces du gorge que tu les sens exploser dans ton corps: solides, tendres, horribles, belles, rares, toujours, énormes, moches, précises, vertes, humaines», écrit le critique littéraire du journal suédois «Nouvelles d’Aujourd’hui», en disant que ce recueil de poèmes était génial
Un autre critique a écrit en disant «c’est une forte entrée dans la scène poétique suédoise, c’est à propos de la guerre». La première phrase de cet excellent recueil de poème d’Imen Mohamed dit:
«La masse cérébrale est constituée de substances
Qui se décorent involontairement
Avec la couleur verte
La fleur d’Iris
L’ambre
L’oseille de Guinée
Et la vigne»
Et il a fini en disant: «dans ce livre, une incroyable puissance poétique se dégage»
Une lecture attentive du livre «Derrières les dos des arbres» d’Iman Mohamed, nous mène à s’interroger sur le souvenir; à quoi ressemble-t-il? la manière avec laquelle fonctionne la mémoire dans le domaine poétique? quel rapport avec l’imagination? et de quoi se souvient le poème?
Ce long poème en prose prolongé sous la forme d’un livre, nous rappelle de l’enfance, de la fuite
Ainsi que de l’amnésie comme étant une stratégie, mais il renvoi également des détours à l’école
Elle nous rappelle des transformations de la violence, et que le fait qu’échapper à la violence n’était pas toujours possible, mais ce n’est qu’un changement entre les mains. Malgré les efforts fournis pour se remémorer, la mémoire collective demeure courte. Elle se souvient de soi à l’infini.
Maintenant, et après sa publication de deux nouveaux recueils de poésie qui suivent «Derrières les dos des arbres», il est reconnu que Imen Mohamed (d’origine orientale) est une addition vraiment importante à la littérature suédoise contemporaine. Ses poèmes forment une compilation «postmoderne» des revendications contemporaines et candides qui dévoilent l’expérience humaine de l’anxiété omniprésente. Dans son article pour la journal célèbre «Aftonbladet», un critique a remarqué la possibilité de comparer Imen Mohamed avec Jaderlund et Gunnar Björling, entre autres grands poétes, «Elle écrit une poésie au-delà de tout éloge, il affirme, vraiment authentique et unique, qui mérite d’être partagée et diffusée de plus en plus»
Afin de présenter la poète suédoise Imen Mohamed pour la première fois aux lecteurs arabes, nous avons sélectionné des extraits de son recueil «Derrières les dos des arbres» qui contient un seul long poème de soixante-huit pages sans titres ni séparations:

«Derrières les dos des arbres»

(Extraits d’un long poème)
Poésie: Imen Mohamed
Traduction arabe: Hikmet Elhadj
Traduction de l’arabe vers le français: Doua Ftiss

Je vois des vêtements qui voletaient tout au long des rues
Comme s’ils dansaient dans l’air.
Et essaient de nous rappeler des nuits
Des regards passés
Et maintenant,
Ils nous montrent des photos des maisons isolées.
Les jours sont encore pleins du chagrin,
Mouvement des pieds sous les couvertures,
Touches mortes, touches vivantes.
********
La position d’assise sur la chaise ou le canapé faisait tomber les nerfs vacillants tout comme les couvertures fines sur le cerveau, vous êtes renvoyé à la manière dont lequel le petit enfant mangeait la mangue marinée aux œufs et tomate au dehors de la maison.
Nourriture pour chaque bouche.
Une aréole autour de la zone.
********
Pour tenir tes cheveux
Ramasse-les du sol
Et observe les croitre …
Me permettrais tu de tenir tes cheveux
Les ramasser du sol
Les observer croitre?
Tu m’as dit un jour
Que tu as senti que les cheveux ne s’arrêtaient jamais de croitre
Et les diverses coupes des cheveux nous rendent heureux
A ce moment que nous pouvons se converger
Mais les cheveux tombaient sur tes orteils
Le ciseau a sa voix quand il coupe avec une force fulgurante
Mais intense, tes drus cheveux
Tes cheveux, comment peuvent-ils être si épais?
Quand j’étais petit
Je te coupais souvent les cheveux
Et j’aime voir les os de ta mâchoire
Entre les deux mèches coupées
Et quand je t’ai baigné une fois
Je collectais tes cheveux en un nœud
Je le serai si vigoureux que ça t’a fait mal
A ce moment, je me suis senti à l’aise
Ma mère m’a appris ce truc avec la main
Elle a dit que c’est de cette manière que le sang coulera plus vite
Et ça fait pousser les cheveux.
********
Ceci est une image d’une armée d’arbres
Couvrant le ciel à droite et à gauche
Le frigo gèle
L’eau monte dans les pots
Les plantes flottent dans les conteneurs
Afin de stimuler les nerfs en couleur marron clair
Comme si elle voulait briser le verre qu’elle a nourri aux renards
L’a fait paraitre grosse
Sa couleur rouge brille
Dans des graphiques flous gris
Sur les tours de neiges
Qui protègeront mes mères
********
Tout dépend de la nuit
Le visage qui est le même pendant la journée
Passe par des maint transformations dans l’obscurité
Il est différent
Et à un moment
Le visage rencontre la rivière à côté de la pègre
Avec la vase et les cafards
Et les vaisselles usagées
Et la main qui enseigne à faire du riz japonais
Tu mets le riz dans ta main et tu la forme comme un bol
Et là tu poses la viande hachée
Les petits jambes brillantes pendent
En attendant l’excursion vers l’école
Les araignées grimpent ta tête
Le corps s’effondrait du bâtiment
Prêter un sentiment de précipitation
La vacuité de l’estomac
Les sourcils se levaient et s’abaissés chaque seconde
Le sable est frais après l’été
Les élèves bougent sous les paupières tendres
Tout comme l’ambre, les sculptures mésopotamiennes flottaient
Dans l’eau, s’élevèrent soudain et commence à marcher vers le sol
Les lèvres sourient parfois dans le sommeil profond
Et le corps est détendu
Mais le visage renferme des milliers des nerfs
Qu’ils désirent de parler de tout.
********

*vous pouvez lire l’article original de Hikmet Elhadj en cliquant sur le lien :
https://metonymykinaya.com/2022/09/11/%d8%a5%d9%8a%d9%85%d8%a7%d9%86-%d9%85%d8%ad%d9%85%d8%af-%d8%aa%d8%ad%d9%88%d9%84%d8%a7%d8%aa-%d8%a7%d9%84%d8%b9%d9%86%d9%81-%d9%88%d9%87%d8%b1%d9%88%d8%a8-%d8%a7%d9%84%d8%b0%d8%a7%d9%83%d8%b1%d8%a9/

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